Frise chronologique
XIXe siècle
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
XIXe siècle (≈ 1865)
Période de réalisation du bâtiment.
22 août 1994
Première protection partielle
Première protection partielle
22 août 1994 (≈ 1994)
Inscription façade et toiture aux Monuments Historiques.
8 février 1995
Modification de l'arrêté
Modification de l'arrêté
8 février 1995 (≈ 1995)
Réajustement des éléments protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade uniquement dans la partie ornée de cariatides et toiture correspondante, donnant sur les allées Jean-Jaurès (cad. 822AB 535) : inscription par arrêté du 22 août 1994, modifié par arrêté du 8 février 1995
Personnages clés
| Auguste Virebent - Architecte |
Concepteur attribué de l’immeuble. |
Origine et histoire
L’immeuble des Cariatides, situé 55 allées Jean-Jaurès à Toulouse, est un exemple emblématique d’architecture civile du XIXe siècle. Sa façade se distingue par une composition classique : au premier étage, deux colonnes ioniques séparent trois baies, encadrées de pilastres doriques soutenant un entablement. Ce motif est repris au deuxième étage, où les colonnes cèdent la place à des cariatides, sculptures féminines servant de supports architecturaux. Le dernier étage, en retrait, achève cette élévation harmonieuse.
La porte cochère donne accès à un intérieur organisé en appartements desservis par deux escaliers. Les hottes de cheminées y sont ornées de stucs, témoignant d’un souci de décoration raffinée. Seule la partie de la façade ornée de cariatides, ainsi que la toiture correspondante, est protégée au titre des Monuments Historiques depuis un arrêté de 1994, modifié en 1995.
L’immeuble est attribué à l’architecte Auguste Virebent, figure locale dont le nom reste associé à ce projet. La précision de sa localisation est jugée a priori satisfaisante, avec une adresse confirmée par les bases Mérimée et des coordonnées GPS proches. Les photographies disponibles, comme celles de Didier Descouens sous licence Creative Commons, documentent son état actuel.
La disposition architecturale, mêlant ordres ionique et dorique aux cariatides, illustre l’éclectisme du XIXe siècle, période où Toulouse, ville en pleine expansion, voit se multiplier les réalisations combinant références antiques et innovations. L’inscription partielle au titre des Monuments Historiques souligne la valeur patrimoniale de cette façade, symbole d’un héritage urbain préservé.
L’immeuble s’inscrit dans le paysage des allées Jean-Jaurès, artère majeure de Toulouse, reflétant le prestige résidentiel de ce quartier au XIXe siècle. Son architecture, à la fois fonctionnelle et ornementale, répondait aux attentes d’une bourgeoisie en quête de distinction, tout en s’intégrant dans le tissu urbain haussmannien de l’époque.
Aucune information n’est disponible concernant son accès au public, une éventuelle location de salles ou des chambres d’hôtes. Les sources se limitent aux données Monumentum et aux archives internes, sans mention d’usages contemporains autres que résidentiels.